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>>> Project 8m²
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 Sur les pavés le potager: Project 8m²
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Semons les graines d'une ville verte et nourricière
Un projet soutenu par le région Bruxelloise dans le cadre de la semaine de la mobilité.
La vie en ville doit-elle forcément être synonyme de béton, de grisaille, de gaz d'échappement omniprésents, de bagnoles reines de l'espace public et de déconnection totale des cycles naturels?
Notre ville, nous la rêvons tout autre. Verte, avant tout. Avec de l'espace, de l'air pur, des coins de nature pour tous et partout. Une ville qui donne priorité à l'humain et à la convivialité plutôt qu'aux voitures. De la vie en tous lieux. Et des jardins dans chaque moindre recoin...
Qui a dit que les zones citadines étaient improductives? La magie de la nature opère partout. Laissons-lui une place et elle nous offrira toujours plus en retour: de l'oxygène, de la couleur, de la joie... et pourquoi pas de quoi nous nourrir, sainement et à peu de frais!
L’espace public urbain, le climat et les voitures
Les émissions de CO2 causées par les moyens de transports sont hors contrôle : l’augmentation de celles-ci sont telles qu’elles annéantissent les efforts de réduction dans les autres secteurs de la société, mettant ainsi toujours plus en péril notre climat.
Le transport routier est responsable de 93% de toutes les emissions causées par les moyens de transports, et les voitures représentent la plus grande partie des émissions de CO2 du transport routier.
Dans les villes, l’omniprésence des voitures est un facteur nuisible à la qualité de vie, de par la destruction de l’environnement, de l’espace public et de la vie sociale, entre autres choses.
Les personnes qui sont derière l’organisation du projet « Auto-Suffisance » veulent renforcer le pouvoir des citoyens de s’« auto »gérer, par le développement des liens sociaux et la priorité donnée à l’autonomie alimentaire. Pour arriver à ceci, le projet à pour but de se réapproprier l’espace public et mental face à l’hégémonie de la voiture.
Le projet est aussi symbolique que concret et pratique.
Nourrir les humains plutôt que les voitures
Une voiture prête pour la casse est transformée en potager public, et sert ainsi d’outil pour faire des emplacements de parking, des espaces fertiles et générateurs de liens sociaux par le jardinage collectif.
La « voiture-potager » est aménagée avec des plantes et des légumes, et pourra servir d’exemple et d‘inspiration. Une partie de la « voiture-potager » est vierge, et prête à être semée et travaillée par les gens qui visitent le lieu où la voiture-potager sera « garée ». Ainsi, les passants seront invités à « semer des graines pour une ville verte et nourricière », et à devenir ainsi plus « auto » suffisants dans leurs besoins alimentaires.
Le projet invite à être reproduit par d’autres, et à adopter des pratiques d’agriculture urbaine spontanée partout en ville.
L’agriculture urbaine
Pourquoi faire pousser des aliments en ville?
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Pour plus d’autonomie alimentaire.
Aujourd’hui, dans le monde entier et plus encore dans notre société occidentale, chacun de nous est largement dépendant, pour s’alimenter, de l’industrie agro-alimentaire et du commerce mondial. Cultiver ses aliments, au moins en partie, cela signifie s’autonomiser d’un système qui repose sur l’injustice et la dégradation accélérée des ressources naturelles. C’est aussi garder le contrôle sur la production et s’assurer de la qualité de ce qu’on mange, chose fort difficile de nos jours... Et puis, à condition d’y mettre un peu d’énergie (humaine !), cela peut engendrer des économies substantielles dans un budget un peu trop serré !
Pour créer et entretenir des liens sociaux.
On sait que les espaces verts, en ville, sont des lieux privilégiés de socialisation. Qui n’aime s’échapper de la grisaille ambiante et aller y chercher un peu de calme et d’oxygène ? Partager un coin de terrain et le travailler à plusieurs, par exemple avec des voisins, peut aussi créer aussi une toute nouvelle dynamique dans un quartier. Et rapprocher les citadins les uns des autres...
Pour améliorer notre cadre de vie.
Le vert, ça embellit la ville. Tout le monde rêve d’un jardin à soi ! Mais, étant donné le manque d’espace disponible au niveau individuel dans notre ville, des arbres dans la rue, des fleurs aux balcons, des parcelles collectives de potager, des parcs pour tous créent déjà un sentiment de bien-être. Il ne s’agit pas que d’esthétique : la couverture végétale, en ville, améliore réellement nos conditions de vie en nous fournissant de l’ombre, de l’oxygène, en nous procurant une isolation sonore et thermique (d’où le grand intérêt des toitures vertes), ainsi qu’en absorbant les eaux, évitant ainsi des inondations provoquées par l’imperméabilisation des sols.
Pour développer et transmettre des savoir-faire.
Il y a quelques dizaines d’années encore, à peu près tout le monde avait un contact avec la terre et une connaissance pratique du travail de celle-ci. Aujourd’hui, pour la majorité des gens, ce savoir est perdu. Sans supermarché, le citadin moderne n’a plus aucune idée de comment se fournir son alimentation. Même les jardiniers amateurs, souvent, ne choisissent plus pour leurs jardins et balcons que des variétés ornementales exotiques et commerciales. Est-ce une fatalité ? Non, car de plus en plus de citoyens, préoccupés par la qualité de leur alimentation et par la santé de la planète, prennent l’initiative de se former aux méthodes de l’agriculture biologique et de les transmettre à d’autres. Et pour ça, pas de meilleur enseignement que de mettre soi-même ses mains dans la terre. Un atout de taille face à un avenir écologique incertain !
Et bien sûr, pour le plaisir.
Ceux qui le pratiquent déjà savent que le jardinage est une source infinie de plaisirs. Au-delà de l’émerveillement d’observer les cycles de la nature, il y a aussi ce sentiment de paix et de bien-être suscité par le travail manuel en plein air. Sans parler de la joie et de la fièreté de manger ses propres fruits et légumes une fois arrivés à maturité...
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Où cultiver en ville ?
Dans son jardin ou sa cour, sur les toîts, dans les terrains vagues, dans un coin de parc, sur les balcons, terrasses et appuis de fenêtre, les accotements, et même en appartement... Ouvrez grands les yeux et vous découvrirez toutes sortes d’espaces disponibles autour de chez vous. Pourquoi pas les occuper pacifiquement avec vos petites plantations ? Cherchez et vous trouverez... même s’il faut commencer petit. Réfléchissez aussi de façon tridimensionnelle : certains fruits et légumes peuvent être cultivés sur un axe vertical, par exemple le long d’un treillage fixé au mur, et se combiner ainsi avec d’autres s’étendant au sol. Notre devise : profiter de tout l’espace disponible.
Votre potager urbain
Plein d’avantages...
Du bien-être, de nouveaux savoirs, des produits frais, sains et économiques, du plaisir à admirer la croissance de ses plantes... Et aussi, un merveilleux moyen de recycler les déchets organiques de son foyer via le compost, tout en enrichissant notre sol.
... Et aussi quelques mises en garde.
A prendre en considération afin de réussir son petit jardin urbain :
Lorsque qu’on cultive en bacs, l’humidité du sol s’évapore beaucoup plus rapidement qu’en pleine terre. Il faut donc s’assurer d’arroser très régulièrement en cas de temps sec, ou votre récolte sera perdue en un rien de temps.
Attention au plomb ! A Bruxelles, beaucoup de sols sont pollués. On a décelés dans certains d’entre eux de très hauts taux en plombs, très dangereux pour la santé. Prenez donc la peine de faire analyser votre sol si vous récupérez un terrain au passé inconnu.
Il est vrai que la pollution de l’air nuit aux cultures en milieu urbain, d’autant plus que les tissus végétaux fixent les polluants atmosphériques. Il est donc conseillé de laver trois fois ses légumes et herbes aromatiques avant de les consommer. Cependant, n’oublions pas que les terres et eaux de nos campagnes étant très polluées, elles ne nous garantissent pas nécessairement des aliments plus sains qu’en ville !
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